Philippe Adnot – Un homme de conviction et d’action

Le Sénateur Philippe Adnot, un homme de conviction et d’action.

Transcription du dîner-débat du Cercle Européen le 6 avril 2011

Je vais vous donner quelques explications sur mon parcours, c’est mieux que vous sachiez qui vous avez en face de vous pour comprendre quel est le ressort de l’action que je conduis, dans quel cadre… . 

Il se trouve que je suis un sénateur qui ne figure sur la liste d’aucun groupe, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas de positionnement politique. J’ai des opinions ; simplement, je n’ai besoin d’aucune autorisation pour être candidat et me présenter. Je crois qu’à la dernière élection sénatoriale j’ai été le mieux élu de France. Ma majorité vient d’être élue la semaine dernière au Conseil général de l’Aube, par 27 sur 33. J’en suis président depuis 21 ans. Je suis sénateur depuis 22 ans et je vais vous expliquer ce que j’essaie de faire tant au niveau local qu’au niveau national.

Philippe Adnot

Philippe Adnot

Quand Alain Schéhadé vous dit que j’ai créé une université, il faut que je vous explique pourquoi et comment.

Le département de l’Aube : 300.000 habitants, dixième département industriel de France pour la proportion du nombre d’actifs dédiés à l’industrie manufacturière. Le textile – 40% de la maille française… Je n’ai donc pas besoin de vous faire un dessin.

Vous imaginez bien que les emplois du textile, on les a tous perdus, et d’une manière extrêmement violente. Des emplois de faible valeur dont la perte ne provoque aucune réaction de la classe ouvrière. Personne ne se bat pour son emploi parce qu’avoir les minima sociaux ou bosser dans une usine en voie de faillite, cela ne fait pas une grosse différence.

Quand on est un élu, on se pose la question suivante : que faire devant une telle situation ? On est comme tous les autres, on dit : on est au cœur de l’Europe, avec un réseau autoroutier… mais cela n’est pas très original… Donc nous, nous avons fait le pari de la matière grise : le seul moyen de créer de nouvelles activités économiques, de développer celles qui n’étaient pas mortes, de les faire résister dans la compétition… Il fallait qu’elles puissent accéder à de la matière grise.

Nous avons donc décidé de créer en 1994 une université pour former des ingénieurs. Il n’y en avait  aucune… La première rentrée a eu lieu en 1996. En 1997, tous les locaux ont été inaugurés. Aujourd’hui, nous avons 2.500 élèves ingénieurs et une école doctorale de 180 doctorants. Notre ambition est d’arriver à 500 doctorants. L’idée : c’est une université qui a le droit de pratiquer la sélection, et qui de ce fait, n’a pas du tout le même statut que les universités classiques.

Elle est présidée, dans son conseil d’administration, par un chef d’entreprise, qui est le président actuel du CNES, le centre national d’études spatiales et qui a été le président de Polytechnique. L’université que nous avons créée, nous l’avons voulue assez transversale pour qu’il puisse y avoir des savoirs complémentaires. Ensuite, autour, nous avons créé une technopole, une pépinière d’entreprises. Le Conseil général a construit des bâtiments pour accueillir l’entreprise au fur et à mesure de son développement, jusqu’au moment où elle sera assez développée pour pouvoir quitter les lieux et prendre son essor.

Notre plus belle réussite à l’heure actuelle est une entreprise qui a commencé avec quatre personnes, qui exporte 70% de sa production aux Etats Unis et qui fait des prothèses de la colonne vertébrale. Elle connaît un succès considérable. Ainsi, en développant une université classique, une école supérieure de commerce, nous avons fait le pari de la matière grise, le but du jeu étant d’aider à la création de jeunes entreprises.

« Plug and Start », qu’est-ce que c’est ? C’est une opération qui a lieu deux fois par an, pendant trois jours, et au cours de laquelle des porteurs de projet de toute la France viennent et rencontrent des bénévoles qui les accompagnent dans le mûrissement de leur projet d’entreprise. Ce sont 80, 100 bénévoles, parmi lesquels des cadres, des chefs d’entreprise, des notaires, des professions libérales, qui viennent coacher ces personnes et leur permettre, en trois jours, de faire des rencontres qu’ils ne feraient pas en un an dans leur milieu. Cela veut dire qu’ils sont en contact avec tous ceux qui peuvent leur être utiles, que ce soit des scientifiques ou des financiers… On en prend quinze par section, deux fois par an ; il en reste un tiers dans l’Aube,  soit dix créations d’entreprises nouvelles dans notre département : cela crée une bonne dynamique.

Nous avons aussi lancé l’opération avec des jeunes dans les grandes écoles, et cela fonctionne très bien. Voilà ce que nous faisons au plan local : relever le défi économique de créer des entreprises à forte valeur ajoutée. Et bien entendu, quand vous faites cela, c’est le Conseil général qui construit tout, qui est le maître d’ouvrage de l’université. Ce matin, par exemple, je participais à un colloque sur l’évolution du patrimoine universitaire et j’ai expliqué aux participants comment cela se passait chez nous. Ils ont été un peu surpris. C’est le Conseil général qui prend les initiatives, qui construit : les choses sont donc rondement menées.

Pour illustrer mes propos: quand la création de l’université de technologie a été décidée à l’automne 94, on est entré dans les chambres à l’été 95, ce qui veut dire que nous avions purgé toutes les procédures administratives, les fouilles archéologiques, les réglementations, les accords de financement, le décret de création… La première rentrée a eu lieu en septembre 1996, et une autre en septembre 1997 : vous voyez donc que les choses sont extrêmement opérationnelles. On a fait tout ça, mais il faut que les entreprises soient accompagnées financièrement : ce n’est pas le tout de créer les conditions pour qu’elles existent, d’attirer des gens, il faut aussi qu’il y ait un tissu local.

On a la chance d’avoir un certain nombre de chefs d’entreprise qui a bien réussi, et qui a créé un club de « Business Angels ». Cela fonctionne très bien. Il y a bien sûr les agences régionales qui font les premiers financements, avec notamment OSEO… Mais cela ne va tout de même pas très loin. Quand l’entreprise dont je vous ai parlé tout à l’heure a voulu aller aux Etats-Unis, avec ses prothèses de la colonne vertébrale, c’est parce qu’elle n’a pas trouvé de financements en France. En tout cas pas dans un délai rapide. Parce qu’en France, même quand vous posez une question aux organismes de financement les meilleurs soient-ils – je les connais tous -, ils ne sont pas rapides. Les seuls qui l’ont été, ce sont les Américains. La société va être bientôt introduite au Nasdaq ! Mais heureusement, ils sont restés chez nous. Ils auraient pu partir aux Etats Unis !

En France, le temps de réagir, les choses se passent… Donc il n’y a pas que les gouvernants qui ont à se regarder pour leur manque de réactivité, il y a aussi les banques et tous les organismes financiers. Il faut que tout le monde batte sa coulpe. Ce que je vous raconte là est vrai ! Je le sais pour avoir moi-même accompagné une entreprise pour trouver ses financements. C’est pour cela que nous avons été amenés à développer des instruments financiers, mais dans le cadre du Sénat. Je quitte donc là le plan local.

 

Philippe Adnot

Philippe Adnot

Je suis sénateur depuis 1989. Je suis rentré immédiatement à la Commission des Finances. Je me suis occupé d’environnement pendant douze ans, et depuis je suis rapporteur du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je n’ai aucun titre universitaire, c’est un monde que je ne connais pas. C’est pour cela que j’ai réussi à créer une université : je ne savais pas que ce n’était pas possible ! Je suis donc là,  lieu stratégique pour moi, où l’on pouvait booster la valorisation de la recherche, booster l’innovation et faire un travail qui soit vraiment intéressant.

Le premier rapport que j’ai fait portait sur la valorisation de la recherche. C’était une analyse comparative avec le Québec, Israël, et la Finlande. On a mis en évidence qu’en France, sur les 84 universités, il n’y en avait pas cinq qui avaient un service de valorisation digne de ce nom. Le réseau qui fait de la valorisation dans les universités est extrêmement intéressant. Mais objectivement, des entités qui savent faire de la valorisation, il n’y en n’a quasiment pas.

A l’étranger, on a affaire à de vraies équipes professionnelles. Ici, il y a Lyon, Grenoble… enfin il n’y en a pas beaucoup. J’avais un jugement assez sévère sur les équipes de valorisation et les universités qui ne comprenaient pas qu’il leur fallait se doter de vrais moyens pour être capables d’avoir une vraie valorisation de la recherche et de drainer des fonds.

A l’étranger, ils ont compris qu’il faut d’abord investir dans l’humain pour avoir des équipes et ainsi drainer des fonds. Un jour, je demandai combien ils étaient à Lille, université de 20.000 étudiants… Et on me répond : une personne et demie. Rendez vous compte … une personne et demie ! Vous avez ainsi moins de 15% de la recherche qui est valorisée en France. C’est un vrai problème pour notre pays. J’ai ainsi pu nous comparer au Canada par exemple.

La vallée de la mort : c’est le moment où, alors que la recherche est faite, on n’est pas capable de faire le démonstrateur, c’est-à-dire de mettre en évidence que cela peut marcher. Ainsi, personne ne valorisera cette recherche. Cet après-midi, mon assistante parlementaire, qui est avocate, accompagnait une entreprise de la région parisienne que je suis depuis trois ans, et qui a enfin trouvé le démonstrateur.

Elle a trouvé un moyen de stocker l’électricité ; c’est un sujet très intéressant mais cela ne peut marcher que si l’on crée les conditions pour qu’ils puissent en faire le démonstrateur et qu’ils trouvent les financements pour permettre cela. En ce moment, on les accompagne pour trouver des financements auprès d’EDF ou bénéficier du grand emprunt. Je leur ai même fourni un contact, une entreprise qui leur a proposé de leur faire les premiers dix-huit mois de mise en place de toute la procédure pour arriver à faire la pré-industrialisation. Ils ont ainsi fait toute l’opération avec un chef d’entreprise, un Business Angel qui lui, a brillamment réussi en faisant des automates en trois dimensions pour équiper les chaînes comme Yoplait.

Voilà donc un exemple pour vous montrer les enjeux. Quand on est rapporteur d’un budget, on fait l’analyse budgétaire. On fait aussi des rapports de contrôle. On essaie d’identifier tous les problèmes et de les solutionner. C’est mon travail, ma  passion. Vous avez évoqué un rapport que je viens de faire sur le financement de la maturation. C’était précisément pour répondre à cette problématique. On investit de l’argent dans la recherche. Les Canadiens appellent cela la vallée de la mort. Cette année,  il y aura, dans le grand emprunt, 500 millions d’euros qui seront attribués au financement de la maturation… la preuve du concept.

Ça c’est l’action d’un parlementaire, membre de la Commission des Finances et rapporteur du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il se trouve que, parallèlement, je m’occupe depuis quinze ans, de « Tremplin entreprises », dont je préside le jury. C’est devenu la première manifestation de capital-risque en France. Il y a quatre jurys, dans le domaine informatique, dans les sciences de la vie, dans les sciences de l’ingénieur et dans le monde des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication).

Sur 300 porteurs de projet, on en sélectionne 60, on les coache. Et ensuite, on en garde 30, qu’on présente devant la communauté des investisseurs. Le Sénat n’y met pas un centime. C’est le lieu où les choses se passent et c’est le point de rencontre entre des porteurs de projet qui ont besoin d’argent et des financeurs susceptibles de financer leur entreprise… Naturellement, cela m’a permis d’être dans le réseau de tous les investisseurs. Aussi, quand il y a eu la loi TEPA, en m’apercevant que l’utilisation de l’ISF avait été réservée au placement en direct, je me suis demandé comment allaient faire tous les gens qui paient un petit impôt ISF.

Avec leurs 15.000 euros, ils ne pouvaient pas aller trouver un chef d’entreprise ; et de son côté, le chef d’entreprise qui a besoin de 300 ou 500.000 euros ne va pas avoir deux cents personnes qui vont entrer dans son conseil d’administration pour l’accompagner dans son développement ! C’est donc à cette occasion que j’ai déposé un amendement qui a été adopté contre l’avis de la Commission des Finances et contre l’avis du gouvernement… Cet amendement a abouti et il est en application. Et c’est ainsi qu’on a pu lever, ces trois dernières années, un milliard d’euros, chaque année, soit à travers les holdings, soit à travers les fonds d’investissements de proximité, soit à travers l’investissement direct.

Cela a été difficile, parce que très vite, des gens ont dévoyé le système pour l’utiliser à des fins qui n’avaient rien à voir avec le développement de l’économie. Nous, on croyait vraiment à ce qu’on voulait faire. Pour une fois qu’on pouvait utiliser de l’argent et faire la preuve que si on l’investissait dans les fonds propres des entreprises, cela pouvait créer plus de richesse que si on le mettait dans les caisses de l’Etat. C’était quand même une idée originale!

A la suite de cela, on a créé une association, PME Finance, dont je suis le président d’honneur et qui regroupe des professionnels de la finance. Le milliard qui a été levé, n’a pas été investi totalement la première année, car cela prend du temps. Ceux qui pensent qu’il faut dépenser immédiatement se trompent de méthode et d’enjeu parce que le financement d’une entreprise ne doit pas se faire en une seule fois. Il faut être capable de commencer, d’accompagner, et puis d’être présent au deuxième et au troisième tour, sinon il faut refaire des pactes d’actionnaires et cela ne fonctionne pas.

C’est pour cela que l’on a créé les conditions pour qu’il y ait, dans la loi TEPA, des fonds d’investissements de proximité. Le premier fonds d’investissement de proximité a été créé en Bretagne, pas par moi, d’ailleurs, je vous avouerai que cela m’énerve un peu. Le deuxième a été créé dans la région Champagne Ardenne, et j’y ai été pour beaucoup parce que j’ai aidé les créateurs à mettre en place le système, tout simplement parce que je voulais qu’on aille au bout ! Il ne s’agit pas de faire un amendement, de le faire adopter, et puis ensuite de ne plus s’occuper de rien.

Diner-débat du Cerce Europeen - Avril 2011

Diner-débat du Cerce Europeen – Avril 2011

Moi, mon problème, c’était qu’on arrive à faire en sorte que cela se traduise dans les têtes, et que l’on puisse en mesurer les conséquences. Deux ans avant, j’avais fait un autre amendement pour lequel j’avais aussi battu la Commission des Finances et le gouvernement et qui a été mis en application : il s’agissait de rediriger une partie de l’assurance-vie. En trois ans, on avait levé six milliards d’euros pour le faire, sauf que… J’étais présent à Bercy quand la convention avec les assureurs a été signée. Ils ont légèrement détourné la chose de son objet: ils ont bien mis les six milliards, mais ils les ont utilisés eux-mêmes pour financer leur fusion.

On a eu, à un moment donné, les LBO, le LBO se revendait à un autre, qui se revendait à un autre, et on avait une petite bulle qui était joyeusement en train de naître, et qui connaîtra probablement, un jour, deux ou trois problèmes de sortie… Ainsi donc, l’amendement que j’avais fait passer a été un peu détourné ; je ne vais pas dire qu’il n’a servi à rien, mais cela n’a quand même pas été aussi efficace que j’aurais pu l’espérer.

Voilà, je vous raconte ce que j’ai fait… Cette année nous avons beaucoup bataillé sur la jeune entreprise innovante (JEI). J’ai voté Sarkozy – je ne suis pas près de recommencer. Je suis quand même dans la majorité présidentielle – je suis un libéral – mais il y a des moments où je ne comprends pas les ressorts qui guident la politique. On crée un truc bien : la jeune entreprise innovante. Très bien ! On sait tous parfaitement qu’une jeune entreprise innovante va commencer à rencontrer des problèmes de financement ou de management à la troisième, quatrième année. C’est à ce moment-là où on arrête de les soutenir – j’ai trouvé cela original ! En plus, on les avait incitées à se développer. Elles ont embauché des gens qu’il faut payer ! Le but était d’avoir de l’embauche, de la matière grise, de consolider des brevets, de passer à l’étape supérieure… On dégage beaucoup d’argent sur le financement, la maturation.

Même si beaucoup d’argent a été mis en face, je crois qu’ont été créées les conditions pour que ces sociétés aillent se vendre à l’étranger. Quand vous dites à une JEI, je ne peux plus vous accompagner parce que je réduis le système qui a été mis en place, vous la placez en difficulté… je me suis battu là-dessus, mais j’ai perdu, même s’il s’en est fallu de peu. De la même façon, j’ai perdu quand a été interdit l’intéressement au conseil, pour le crédit d’impôt recherche (CIR).

Les grandes sociétés sont capables de monter le dossier de CIR en interne, mais les PME n’ont ni la compétence interne, ni le temps de le faire. Comment cela fonctionnait ? Ces PME faisaient appel à des sociétés qui leur montaient le dossier, qui se faisaient rémunérer s’il aboutissait et quand ils avaient touché l’argent. Il y a eu des abus et on a encadré le sujet, – ce que j’approuve totalement-. Eh bien cette année, ils ont trouvé le moyen d’interdire cela, au motif que financer avec l’impôt économisé des gens qui sont intéressés à la réussite d’un dossier, cela n’était pas correct. C’était malsain. J’ai bataillé, bataillé, mais il m’a manqué deux ou trois voix, je n’ai pas réussi à les faire changer d’avis sur le sujet, ce qui est absurde !

Le résultat, aujourd’hui, c’est qu’une PME un peu innovante qui veut faire un dossier de CIR devra payer d’avance – alors qu’avant elle ne payait que quand elle avait l’argent. A présent, elle va payer même si cela ne réussit pas alors qu’avant elle ne payait que si cela réussissait. Je pense que la compréhension des mécanismes d’une jeune entreprise qui a besoin de mobiliser ses finances sur des choses essentielles, c’est quelque chose qui nous échappe un peu.

Je ne vais pas avoir une posture anti-gouvernementale permanente, mais là, cela m’a quand même un peu énervé. Je n’étais pas vraiment content, et surtout pas satisfait de ne pas réussir à convaincre de l’absurdité de telles mesures, qui ne sont pas d’un grand coût budgétaire – on avait supprimé les 5% qui allaient aux grands pontes dans le domaine du crédit d’impôt recherche, et cela dégageait 400 ou 500 millions, alors que là c’est un coût de 50 millions. Donc, on a vraiment bridé ce qui, demain, va faire générer des entreprises nouvelles… Des entreprises qui doivent créer de l’innovation et de la future valeur ajoutée.

Voilà. Je crois que je vous ai à peu près raconté ce que fait un parlementaire. Je ne vais pas tarder à m’arrêter pour vous dire que je répondrai volontiers à toutes vos questions, quel que soit le sujet. Ma passion est complètement intacte, même au bout de vingt ans, parce que ce que je fais est passionnant. J’ai la chance d’avoir autour de moi des gens exceptionnels, on arrive à faire des trucs qui nous surprennent tous les jours, et personnellement cela me plaît beaucoup. Et j’espère que je vous ai donné une autre image… Madame me disait : « oh, vous êtes rigolo comme sénateur ! ».

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